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PLAY-STOP:  ”puisses-tu une fois voler” Compo/Arr/chant: Jerome Baur, sur un poème de Gustave Mesmer - 2019.

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LE REVE DE MESMER


Sur le concept et la chorégraphie de Tania de Paola

PULLOFF THEATRE LAUSANNE - 05-15.février 2019


Conception, mise en scène et chorégraphie - Tania de Paola

Interprète - Nicolas Turicchia

Interprète - Shine Iglesias

Compositions, adaptation musicale - Jérôme Baur

Conception lumières - Danielle Milovic

Sur une commande et adaptation de texte de l’auteur : Attilio Sandro Palese

Administration : Tania De Paola et Sarah Frund

Recherches de financements : Tania De Paola, Sarah Frund et Jérôme Baur

Costumes - Scilla Ilardo

Construction et ingénieurie des machines volantes - Yves Besson

Communication et gestion de projet - Tania De Paola

Photographies et réseaux sociaux - Brigitte Bullmann

Trailer : Patrick Guex

Graphiste - Orang Putih

Webmaster - Yann Zombeck


En collaboration avec Mme Lucienne Peury - ex-Directrice de la collection d’Art Brut à Lausanne pendant 10 ans et, avec la Fondation Gustav Mesmer présentée par Stefan Hartmaier (Allemagne).


LES MUSIQUES DU REVE DE MESMER

Une année avant le départ de la création du spectacle, Tania De Paola m’a demandé d’explorer ”la rencontre” entre les musiques des Balkans et les musiques d’Afrique de l’Ouest.

Belle intuition qu’elle a eu puisque ce mariage s’est avéré non seulement pertinent et juste avec la nature des personnages du spectacle, mais également particulièrement intéressant et riche dans la balance des émotions que chacun de ces styles musicaux est capable de véhiculer. Une belle alchimie !

En effet, le balancement sensuel des musiques Mandingues et des rythmes des musiques traditionnelles du Mali ont rencontré ”l’énergie sans filtres”  que dévelopent les musiques des Balkans dont Goran Bregovic et le mystère des voix bulgares sont devenus les ambassadeurs les plus connus.

Sur cela, j’ai ensuite ajouté ma patte en mêlant notamment des éléments électro, sub-bass, effets psycho-acoustiques, ainsi que qu’une écriture plus proches de la musique de film que de la musique de théâtre.

J’ai été très touché de voir que le résultat final a enthousiamé les spectateurs. Ils m’ont donné de merveilleux retours sur les émotions et le coté organique de mes musiques. Ils étaient également surpris d’apprendre que tous les instruments que j’avais joué étaient en fait virtuels.

Et puis il y a la chorégraphie. Celle de Tania De Paola n’est pas, comme le mot ”chorégraphie” pourrait le laisser supposer, ”démonstrative” ou une performance d’enchaînements de mouvements dansés. II s’agit d’un subtil  tissage entre la façon personnelle de bouger du personnage (au naturel) qu’elle crée scène après scène,  mouvement après mouvement en sculptant l’âme du caractère et également, ”des suites oniriques” ou des compléments poétiques donnés aux mots du texte via la danse et la musique.

Du fait que le titre de Chorégraphe est présent, en effet beaucoup s’attendent à voir des figures, des sauts, des pointes ou des développés, mais Tania De Paola réalise ici une véritable intégration de la chorgraphie dans la direction d’acteur. Cette exploration et son écriture chorégraphique s’affinent à chaque spectacle et, LE REVE DE MESMER est selon moi un pas de géant dans sa recherche artistique.   

L’apport de la conception et de la création des lumières par Danielle Milovic a également été un saut qualitatif et poétique certain. Avec ses jeux de miroirs et son travail sur les densités d’espaces, Danielle Milovic a créé un univers, une identité propre au spectacle et sans conteste des instants de magies visuelles.

Sur scène, Nicolas Turicchia à donné vie au personnage de Gustav Mesmer en l’interprêtant avec beaucoup de tendresse, de délicatesse et d’humour. Shine Iglesias a fait sienne le personnage de Clara, l’actrice perdue, en la jouant sur un fil fragile tendu entre le désespoir et une folie joyeuse.

Et puis il y a également le troisième personnage important au spectacle, ce sont toutes ces incroyables reproductions de machines volantes de Gustav Mesmer, réalisées par Yves Besson. Un travail d’une grande précision qui a donné vie à un vélo muni de plusieurs ailes mobiles, une paire d’ailes en sac à dos mobiles elles aussi et, des chaussures à ressort que Gustav Mesmer avait conçu pour s’envoler.


Pour la petite annecdote,

toute cette histoire a en fait commencé il y a plus d’une année, dans la cuisine de Tania de Paola. Sur le mur de celle-ci étaient accrochées des cartes postales de Gustav Mesmer, trônant sur ses incroyables machines volantes. Depuis près de sept années, Tania De Paola avait déjà le projet d’écrire un jour un spectacle sur lui. Elle l’avait découvert lors de l’exposition de ses oeuvres au musée d’art brut de Lausanne.

Je me rappelle avec tendresse de ce jour où, autour d’un café, nous échangions nos idées sur ce qui deviendrait un spectacle plus d’une année plus tard. Créer un spectacle entier à partir d’une ”simple” idée, reste résolument une aventure unique.