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”Kvetch” : mot yiddish pour dire ”angoisse” ou ”plainte”.


PLOT


Un homme, sa femme, la belle-mère, un ami et le patron de l’homme sont réunis. Ils discutent en abordant des questions plutôt banales.


Ils se répondent avec bienveillance, mais dans leur for intérieur ils sont dans un état d’anxiété extrême, leurs « kvetches » les harcèlent.


Leur petite voix intérieure, celle qu’on n’ose jamais s’exprimer à haute voix, prend le dessus et elle est éminemment plus vaste, plus confuse, plus torturée, plus désespérée que ne laisse paraître leur discours de façade.


C’est dans cette juxtaposition de deux discours contradictoires que « Kvetch » puise sa force et son humour juif féroce.


Chef-d’oeuvre d’observation où chaque mot sonne vrai. Les forces sociétales qui nous empêchent de dire vraiment ce qu’on pense auront toujours gain de cause.

Et les efforts de ceux qui essaient de surmonter cet écueil sont éminemment ridicules. Mais on ne peut pas s’empêcher d’être touché par ces quêtes vaines, mais néanmoins héroïques.